Une odeur est la perception résultant de la stimulation de quelques 10 millions de cellules réceptrices qui forment notre appareil olfactif par des molécules odorantes.
Les odorants ne sont en général pas des produits purs, mais des mélanges de plusieurs molécules
qui ont un pouvoir odorant différent.
L’évaluation d’une odeur est variable selon les individus et le contexte (heure de perception, récurrence du phénomène,
accoutumance…).
Il faut donc disposer de moyens de mesures objectifs pour évaluer et suivre les odeurs.
L’analyse chimique se heurte à certaines difficultés. En particulier, certaines molécules peuvent être odorantes
à des niveaux de concentration que les appareils courants de mesure ne peuvent détecter.De plus, il n’est pas possible d’estimer le niveau d’odeurs d’un mélange de différents composés,
uniquement à partir de sa composition chimique. Le nez humain constitue donc le seul moyen pour évaluer le niveau d’odeurs
d’un gaz.
La norme EN 13725 précise les conditions d’analyse qui permettent de s’affranchir de l’influence de la sensibilité
des individus et du contexte environnemental.
Cette norme définit l’unité d’odeurs (uoE.m-3) comme le taux de dilution à appliquer à un échantillon gazeux pour
que son odeur soit perçue par 50% des jurés.
Les résultats de modélisation présentés ne traduisent pas directement un niveau de gêne.
En effet, le modèle de dispersion calcule des niveaux d’odeurs dans l’environnement qui peuvent être associés à l’intensité de l’odeur ressentie. Toutefois, la perception de nuisance est aussi associée à d’autres facteurs : le type d’odeurs (désagréable, piquante, ..), le moment de la perception, la répétition des épisodes odorants ou encore la sensibilité individuelle des personnes. Par conséquent, pour une même concentration d’odeurs dans l’environnement, certaines personnes pourront se sentir gênées alors que d’autres non.
Par ailleurs, les calculs de dispersion se basent sur des niveaux d’émission quantifiés par des campagnes de mesures ponctuelles. La survenue d’événements odorants limités dans le temps (maintenance ou dysfonctionnement d’un équipement) ou la modification des caractéristiques de la matière entrante et par conséquent des niveaux d’émission ne seraient pas répercutés dans les résultats de la modélisation si le terme source n’est pas modifié en conséquence.